mercredi 30 mai 2012

Roméo Langlois a été libéré par les Farc ...

L'effervescence médiatique est à son comble, journaux nationaux, presse régionale, radios et TV, tous les journalistes saluent la libération de leur héroïque confrère, parti au bout du monde dans une zone particulièrement risquée pour informer le quidam de ce qui se passe dans ce bout de terre en guerre depuis trois générations.

Depuis que le reporter a était enlevé par les FARC-EP "Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia – Ejército del Pueblo"; il ne se passe pas une heure, que dis-je une minute sans qu'une dépêche ne tombe sur mon smartphone et démontre l’intérêt que porte la profession au sort de cet homme, dont nous connaissons les conditions de détentions particulièrement dangereuses.


Oui, il appartient à chaque français d'être soulagé, on peut souffler car l'un de nos coreligionnaires, un fils, un frère, un ami est sain et sauf et va pouvoir rentrer au pays. 


Pourtant ce soir, à l'heure ou les dépêches tombent comme les éclairs de l'orage qui s'annonce après ces jours presque caniculaire, je reste révolté et en peine.


Car il devient une constante factuelle, un brin gênante, voir les mass médias, dans leur totalité se rassembler en "task-force" et bombarder en permanence tous nos écrans, pour nous tenir au jus de cette pression constante, salutaire qu'il faut mettre en œuvre, puisque même au fin fond de la jungle la plus impénétrable, jusqu'aux déserts les plus chauds, faire entendre la voix de "l'appel à la liberté", peut sensibiliser et influer sur le plus dur et hargneux rebelle ou terroriste en puissance.


Qui, peut oublier la mobilisation extraordinaire ces dernières années des acteurs politiques et médiatiques et le choix d'une surmédiatisation totale pour la libération des journalistes enlevés et prisonniers de quelques hordes sauvages.

 J'ai était comme de nombreux français, fiers de cette mobilisation, mais je m'interroge OU sont les médias et les politiques pour les 07 otages d'AREVA et du sous traitant de SOGEA SATOM, détenus depuis le 16 septembre 2010, aucun portrait sur le mur des immeubles des rédactions, ou de nos édifices publics, suis je seul à ressentir un malaise ?


Comment aussi ne pas avoir une pensée toute particulière, pour un autre otage oublié dans les geôles de Somalie. Enlevé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio par le mouvement Hezb al-Islam allié des Shébab, ce soldat oublié par son pays ne mérite t'il pas un éclairage, un intérêt particulier, des moyens à mettre en œuvre, suis je seul à ressentir un malaise ?

Je citerai alors le coup de gueule du Général Roudeillac, sur le site "Soldats de France.fr" et de mettre en lumière plus particulièrement cette criante injustice en guise de conclusion.

"Les médias feraient bien de souligner la grandeur du sacrifice  consenti et du métier des armes, la noblesse de l'obéissance aux décisions de la démocratie, le respect que se doit d'avoir la nation à l'égard de ses armées et de ses enfants qui acceptent de servir, sans  compter.  Mais le plus insupportable demeure l'indifférence, voire le mépris de  certains faiseurs d'opinion, convaincus de détenir la vérité."

 

Alors, Messieurs et dames des médias, un effort, mettez le paquet pour que tous nos ressortissants qui croupissent dans les ténèbres puissent entendre "chaque jour" la voix de la France au travers de vos différents supports, ils sont aussi important pour nous tous, que les professionnels de la presse.

Ne laissez plus ! un seul jour, une seule heure, nos compatriotes seuls dans le noir !