mardi 25 octobre 2011

Luxury. Un bateau rapide et écolo construit à Quimperlé

Un bateau à moteur véritablement écolo, dont le seul carburant serait l'eau de mer, vous y croyez, vous? Angi Le Floch, oui. Puisqu'il en est le concepteur et producteur et promet les premiers modèles pour l'été.
Dans sa robe noire luisante, il fait penser à un requin, dont il a également le ventre blanc. Avec une motorisation d'une puissance annoncée de 500 chevaux pour un poids de 1,3 tonne, une vitesse maximum de 70 noeuds (45 pour la vitesse de croisière), le premier prototype du Luxury MIG675 a tout pour séduire l'amateur de bateau «off shore».

Autonome en énergie et non polluant

Tout et même plus que la concurrence: «La grande innovation réside dans l'absence de réservoir d'essence. J'ai développé un générateur autonome de 50.000 volts qui produit, à partir de l'eau de mer qu'il pompe, l'hydrogène qui alimente le moteur. Il n'y a aucun rejet d'oxyde de carbone ni de résidus polluants et on n'a plus besoin de passer à la pompe, une autonomie illimitée». En ces temps où le prix du pétrole flambe, l'argument ne peut laisser personne insensible. Et les défenseurs du développement durable et de l'environnement ne devraient rien trouver à y redire.

Constructeur autodidacte

Angi Le Floch, 28 ans, gérant de la société Luxury, en cour de création, se définit comme un autodidacte. Bac pro de chaudronnier puis études de commerce ne devaient pas en faire un constructeur naval. Le jeune Quimperlois commence à travailler dans l'entreprise paternelle de chaudronnerie industrielle, comme dessinateur. «J'ai travaillé avec Guy Fillon, un spécialiste de voiliers tout alu. J'ai participé à l'élaboration d'un bateau qui a fait la Route du Rhum». C'est alors que mûrit son projet personnel. «Comme je ne connais pas la voile, j'ai plutôt été intéressé par les bateaux à moteur». Et le chaudronnier qu'il est opte pour l'aluminium, «qui offre l'avantage d'un gain de poids par rapport à la fibre, pour une résistance supérieure».

Ligne séduisante

Il va d'abord se concentrer sur la ligne, «je voulais une forme originale, qui tranche avec la production actuelle. Et de ce côté, j'ai eu de bons retours». Quant à la motorisation, «au départ, j'intégrais un moteur standard mer cruiser 350 mag compressé que j'ai ensuite fait évoluer. J'ai créé le générateur autonome, dont le dossier de brevet est en cours». Le bateau est équipé de matériel domotique tactile haute technologie «comme dans les berlines haut de gamme actuelles». Long de 6,75 m, le bateau accepte cinq passagers et comporte une cabine de proue pouvant accueillir trois personnes, pour une ou deux nuits.

250.000 EUR l'unité

La coque fabriquée dans l'entreprise paternelle, les équipements fournis par des entreprises bretonnes, Angi Le Floch se réserve la fabrication du générateur. Il prévoit la sortie des premiers modèles à la vente dans quatre mois. À 250.000 EUR l'exemplaire, même remorque comprise, ce n'est pas le petit pêche promenade mais un bateau de luxe qui devra trouver son créneau. Quant à la pression du lobby pétrolier, il ne la craint pas. «C'est pour cela que je me cantonne au bateau de petite série».

Sources : Paskal Mazé, le télégramme.com

Titre de Consultant en Intelligence Economique dans le Répertoire de la Certification Professionnelle

Une information qui ne se trouve pas suffisamment relayée par les médias ou dans beaucoup d'organes de la profession et qui mérite pourtant un éclairage important. L’auteur de ce blog décide donc d’en faire la publicité. Plus ce Titre d’Etat se diffusera, plus cela sera bon pour notre profession.

Le 19 avril 2011, Monsieur Xavier Bertrand Ministre du travail, de l’emploi et de la santé a confirmé la décision de la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) d’inscrire le Titre de Consultant en Intelligence Economique dans le Répertoire de la Certification Professionnelle (RNCP).
Pour obtenir ce Titre d’Etat, deux solutions sont possibles : suivre le cursus actuel de l’EEIE ou (pour ceux qui n’auraient pas suivi l’enseignement de l’EEIE et qui travailleraient en IE depuis plus de 5 ans) déposer un dossier de VAE (Validation des Acquis de l’Expérience).

Ainsi, toutes les personnes qui travaillent dans notre univers (en cabinet, en entreprise, dans les CCI, au sein de l’Etat…) et qui souhaiteraient obtenir ce Titre d’Etat pourront déposer un dossier à l’EEIE.
Certains grands spécialistes de notre profession considèrent que ce Titre d’Etat est la plus grande avancée en matière d’IE depuis bien longtemps !

Pour toute information, n’hésitez pas à joindre Monsieur Fréderic LECLERC et OU Monsieur Benoit de SAINT SERNIN qui ne manqueront pas de vous donner tous les détails.

Ecole Européenne d’Intelligence Economique - Hôtel de Madame de Pompadour (Château de Versailles) - 7 rue des réservoirs - 78000 Versailles - Tél : 01 78 521 421.

Parution ouvrage - L'intelligence économique au service du développement territorial

Destiné à éclairer les interrogations des professionnels du développement économique des territoires, cet ouvrage propose différentes approches méthodologiques.

En s'inspirant des nombreux exemples d'expériences menées en France ces dix dernières années, les auteurs ont tenté d'extraire et de présenter les diverses méthodes et les outils qui donnent tout son sens à l'intelligence territoriale dans le cadre d'une politique stratégique. Ce guide vise à en décrire les composants, qui pourront être utilisés, en fonction de leurs besoins, par les responsables territoriaux dans leur propre démarche de développement. Ces notions devraient leur permettre de diriger avec plus de clarté et de facilité cette approche et ce cheminement, souvent difficiles à appréhender.

Sources : Portail de l'IE

Quelle légitimité pour l'Intelligence Economique?

Nicolas Moinet a réussi à relever le défi inclus dans la citation qui est dans la page de garde de son ouvrage Intelligence économique, mythes et réalités, paru aux éditions du CNRS : « ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin » (Kierkegard) C’est la première fois que le CNRS accepte de publier un ouvrage sur l’intelligence économique. Dominique Wolton a rédigé la postface en insistant sur la prochaine bataille à venir qui « est celle du savoir ». Ce premier pas d’un illustre représentant du monde universitaire vers la reconnaissance d’un enjeu stratégique est encore timide mais nous ne sommes qu’au début d’un processus. Nicolas Moinet fait partie de cette nouvelle génération de professeurs d’université qui relève les défis de son temps. Il a su exposer avec une grande rigueur le véritable contenu de la démarche d’intelligence économique. Tout étudiant ou professionnel qui lira son livre ne confondra plus les faits divers de barbouzerie avec la place prise par l’économie de la connaissance dans la compétition économique mondiale. Nicolas Moinet a su éviter deux écueils fondamentaux :•    Le premier écueil est la focalisation sur l’usage de l’information dans le cœur de métier. Les pionniers de la veille technologique, les chercheurs en système d’information rattachés aux sciences de gestion ont une approche  « outils et veille » de l’IE.•    Le second écueil est l’incapacité d’intégrer l’IE à la grille de lecture Puissances/ Marchés/ Territoires. Les idéologues libéraux ne veulent pas établir une corrélation entre une politique d’accroissement de puissance et l’arme économique.  Les idéologues socialistes confondent la discrétion et l’impérative nécessité de construire un discours structurant sur l’information et la stratégie.Nicolas Moinet est le premier à avoir su conceptualiser le passage laborieux de l’étape « connaître pour agir » au « connaître est agir ». Cette distinction  n’a rien d’une subtilité d’intellectuel. La France a le deuxième domaine maritime au monde, aucun pouvoir politique n’a su jusqu’à ce jour en tirer un plan stratégique de long terme pour accroître la puissance économique de notre pays. Il s’agit pourtant d’emplois et d’activités économiques.

Sources : portail de l'IE

Knowckers : "opération grossière d'influence sur l'IE"

L’analyse de l’information par l’outil informatique relève-t-il de l’intelligence économique ?  On investit de plus en plus de rôle aux systèmes d’information alors que la tendance est à la banalisation de l’IT, devenant de plus en plus une simple commodité. 

Dès lors, difficile pour les universitaires dédiés à ce sujet  de justifier leurs postes et fonctions et, d’autant plus quand les rôles tendent à être remis en question par l’évolution des sciences. Ainsi, au sein de la section 6 Gestion Du Conseil National des Universités une sous section qui regroupe une cinquantaine d’universitaires spécialistes des systèmes d’information. Cette sous section a du mal à se valoriser et à se positionner par rapport aux autres sous-sections historiques comme celle qui s’occupe de la stratégie ou des statistiques. Une partie de ces universitaires des systèmes d’information cherchent à se repositionner en tentant « discrètement » une OPA sur l’intelligence économique.

L’émergence de la chaire intelligence économique à l’université de Paris Dauphine est la première marche visible de cette tentative qui pour l’instant a du mal à trouver un début de légitimitéCe petit milieu utilise différents artifices pour exister. Qu’ont-ils publié sur l’IE depuis l’émergence de ce concept, il y a vingt ans ?
Un exemple de ce type de manipulation est la manière dont se sont pris certains pour modifier la définition de l’intelligence économique sur Wikipédia. Chacun sait que le positionnement des noms d’auteur est très important en début de texte. Comme par enchantement, les premiers noms qui apparaissent en haut de la fiche sont ceux d’Alain-Charles Martinet, Ahmed Silem et Yannick Bouchet :

« D'autres voient l’Intelligence Économique (Alain-Charles Martinet, Ahmed Silem, Yannick Bouchet) comme un dispositif de gestion de l'information stratégique dans une organisation. C'est-à-dire un processus nouveau qui gère l'information stratégique. Pour une question de rapidité de traitement il est préférable d'informatiser ce processus. »

Ces trois universitaires (les trois de Lyon III) sont partisans de la ligne « presse bouton » (j’appuie sur un bouton et l’informatique fait le reste) qui est aux antipodes de l’apport des sciences humaines dans les méthodes de recherche et d’analyse de l’information. Or c’est justement sur une approche contraire à la ligne « presse bouton » que se fonde la démarche de l’intelligence économique depuis sa création au début des années 90.

Cette présentation illustre une fois de plus les limites de l’utilisation faite par certains de  Wikipedia dans la pertinence de la production de connaissance. Quelle est la légitimité de ces nouveaux pionniers de l’intelligence qui réécrivent l’histoire en amenant une théorie non dé montrée pour l’instant. Notons au passage que toutes les tentatives menées aux Etats-Unis allant dans ce sens depuis la guerre du Vietnam ont échoué. Ce révisionnisme démontre un certain opportunisme qui n’honore pas l’université française.

Knowckers rappelle dans cet article que la démarche d’intelligence économique telle qu’elle a été initiée par ses fondateurs se fonde sur une démarche totalement différente.

Source : Knowckers